Documentation

Guide des fonctionnalités

Une rubrique par module de l'application, dans l'ordre où ils apparaissent dans la console.

Présentation

NetAudit Console est une application Windows d'audit, de diagnostic et de surveillance destinée aux prestataires informatiques et aux équipes IT internes. Elle réunit dans une console unique l'inventaire du réseau local, le diagnostic à distance des postes Windows, l'évaluation de la sécurité d'Active Directory et celle d'un tenant Microsoft 365.

Toutes les analyses s'exécutent depuis le poste de l'opérateur, sans agent à déployer sur les machines auditées. Les résultats restent en local et ne sont transmis à aucun service tiers : seule la validation de la licence sort du réseau.

Chaque module produit un livrable autonome — page HTML ou classeur Excel — et un rapport consolidé permet de regrouper plusieurs modules dans un même document.

Organisation de ce guide. Les rubriques suivent l'ordre de la navigation de l'application : vue d'ensemble, découverte réseau, diagnostics, Active Directory, Microsoft 365, puis les livrables.

Interface et ergonomie

L'application suit les conventions visuelles de Windows 11 et privilégie la lisibilité des données plutôt que l'effet graphique.

  • Navigation par groupes : les modules sont rangés par domaine — vue d'ensemble, découverte réseau, diagnostics, Active Directory, Microsoft 365.
  • Thème clair et sombre : commutable à tout moment, y compris dans les graphiques et les rapports générés.
  • Français et anglais : toute l'interface, les messages et les rapports sont traduits ; la langue se change sans redémarrer.
  • Traitements non bloquants : les analyses longues s'exécutent en arrière-plan, restent interruptibles et conservent leurs résultats lorsqu'on change de module.
  • Persistance des travaux : les résultats de scan, les tests de débit, les traceroutes et les audits passés sont conservés d'une session à l'autre et rechargeables depuis un historique.

1. Tableau de bord

Vue d'ensemble → Dashboard

Écran d'accueil de l'application. Il présente d'abord la configuration réseau du poste, puis une synthèse du parc alimentée par le dernier scan effectué.

Configuration du poste

  • Identité et adressage : nom de la machine, adresse IPv4, masque en notation CIDR, passerelle par défaut, serveur DHCP et serveurs DNS actifs.
  • Interface principale : détection automatique de la carte active, Ethernet ou Wi-Fi, avec sa vitesse de liaison et son adresse physique.
  • Connectivité Internet : état surveillé en arrière-plan, latence vers la passerelle et vers les résolveurs publics.
  • Adresse publique et opérateur : identifiés silencieusement au démarrage.

Synthèse du parc

  • Vue d'ensemble : hôtes détectés et hôtes inactifs, nombre de sous-réseaux couverts, serveurs Windows identifiés.
  • Sécurité des postes : score de sécurité moyen, postes sans antivirus, mises à jour en attente, score de menace lié aux vulnérabilités, hôtes vulnérables, systèmes et logiciels en fin de support.
  • Conformité Active Directory : taux de déploiement de Windows LAPS et de la sauvegarde des clés BitLocker dans l'annuaire, score du dernier audit AD, postes sans chiffrement.
Exploration par tuile. Un clic sur n'importe quelle tuile de synthèse bascule vers l'inventaire du scan réseau, déjà filtré sur le critère concerné — les postes sans antivirus, par exemple. Un bandeau rappelle le filtre actif et permet de le retirer.

2. Scan réseau

Découverte réseau → Scan réseau

Cartographie complète d'un sous-réseau : découverte des hôtes, identification des équipements et relevé de leur exposition. C'est le module qui alimente la synthèse du tableau de bord et le rapport d'inventaire.

Lancement du scan

  • Choix de la plage : la liste propose les interfaces physiques actives du poste ; le masque et le préfixe CIDR sont déduits automatiquement, et restent modifiables pour balayer un autre segment.
  • Découverte parallèle : les hôtes sont sondés simultanément, ce qui permet de balayer un /24 en quelques secondes.
  • Garde-fou de volumétrie : la plage est bornée pour empêcher un préfixe trop large de saturer la machine ; un message explicite le refus plutôt qu'un blocage silencieux.
  • Réanalyse : programmable à intervalle régulier pour l'ensemble de la plage, ou déclenchable à la demande sur un hôte précis.

Informations relevées par hôte

  • Identité réseau : nom DNS, adresse physique et constructeur correspondant.
  • Type d'équipement : reconnaissance croisant plusieurs signaux réseau pour distinguer routeurs, commutateurs, pare-feu, hyperviseurs, NAS, imprimantes, objets connectés, postes Windows, macOS et distributions Linux.
  • Ports ouverts : services TCP et UDP exposés, avec la bannière annoncée lorsque le service en publie une.
  • Interrogation SNMP : toutes les communautés configurées sont essayées, et le détail remonté par chacune est conservé.
  • Certificat TLS : émetteur, date d'expiration, algorithme de signature et cohérence du nom présenté, pour tout service HTTPS détecté.
  • Partages de fichiers : énumération des partages accessibles, ouvrables directement dans l'explorateur Windows.

Exploitation des résultats

  • Recherche et filtres : par statut, par port ouvert, par type d'équipement ou par critère de sécurité, cumulables et affichés sous forme d'étiquettes retirables.
  • Panneau de détail : fiche complète de l'hôte sélectionné, regroupant réseau, ports, informations système, sécurité et partages.
  • Actions directes : ouverture d'une session SSH, réveil à distance, accès à un partage, relance d'analyse sur l'hôte.
  • Statistiques de scan : répartition des hôtes actifs et inactifs, des systèmes détectés et des constructeurs.
  • Reprise de session : les résultats sont conservés à la fermeture et peuvent être rechargés au démarrage suivant.

3. Diagnostic Windows à distance

Découverte réseau → Scan réseau → panneau de détail

Sur les hôtes Windows joignables, le scan enchaîne automatiquement une interrogation système à distance. Aucun agent n'est installé : l'application utilise les mécanismes d'administration Windows natifs, avec les droits du compte qui l'exécute.

Données collectées

  • Système : édition et version exacte de Windows, numéro de version commercial et build, date d'installation de la dernière mise à jour, date du dernier démarrage.
  • Matériel : processeur, mémoire installée, espace disque, carte réseau active, numéro de série constructeur.
  • Usage : dernier utilisateur connecté sur la machine.
  • Protection : solution antivirus active, état du pare-feu, chiffrement BitLocker et clé de récupération lorsqu'elle est lisible.
  • Exposition : versions du protocole de partage de fichiers activées, bureau à distance, redémarrage en attente, mises à jour en file d'attente.
  • Inventaire logiciel : liste des applications installées, réutilisée pour l'analyse d'obsolescence et de vulnérabilités.

Score de sécurité Windows

Chaque machine reçoit une note sur 100, calculée à partir des données ci-dessus : présence d'un antivirus, chiffrement du disque, mises à jour appliquées, protocoles obsolètes désactivés, exposition du bureau à distance, validité des certificats et version du système.

  • Détail par critère : chaque point retiré est justifié, avec la valeur constatée et la valeur attendue.
  • Critères non applicables : un critère hors sujet pour la machine — le chiffrement du disque sur un serveur, par exemple — est affiché pour information mais exclu du calcul, afin de ne pas pénaliser injustement les serveurs.
  • Badges de conformité : présence du mot de passe administrateur local et de la clé de récupération de la machine dans Active Directory.
Prérequis. L'interrogation à distance suppose que la gestion à distance de Windows soit autorisée sur les machines cibles. Le module de stratégies de groupe (rubrique 12) permet de la déployer sur le domaine en quelques clics.

4. Obsolescence et vulnérabilités

Découverte réseau → Scan réseau → panneau de détail

Deux analyses distinctes s'appuient sur l'inventaire système et logiciel collecté : l'une répond à « qu'est-ce qui n'est plus supporté ? », l'autre à « qu'est-ce qui est vulnérable aujourd'hui ? ».

Fin de support

  • Évaluation hors ligne : les échéances de support sont embarquées dans l'application, l'analyse fonctionne donc sur un réseau sans accès Internet.
  • Périmètre : versions de Windows client et serveur, et applications installées couramment rencontrées en parc — suites bureautiques, environnements d'exécution, navigateurs et greffons abandonnés.
  • Gravité graduée : la couleur du constat suit la durée restante, du vert pour une échéance lointaine au rouge pour un support déjà terminé.
  • Recommandation associée : chaque constat indique la version cible à viser.

Veille des vulnérabilités

  • Source publique : les failles sont recherchées dans la base nationale de vulnérabilités, pour les produits effectivement détectés sur les hôtes.
  • Filtrage utile : seules les failles de criticité élevée ou critique publiées récemment sont remontées, afin d'éviter une liste ingérable.
  • Cache local : les résultats sont conservés plusieurs jours et l'interrogation est étalée dans le temps, pour rester dans les quotas du service public et ne pas ralentir le scan.
  • Score de menace : agrégé par machine puis moyenné à l'échelle du parc dans le tableau de bord.
Fonctionnement dégradé assumé. Sans accès Internet, la veille des vulnérabilités ne remonte rien et le signale explicitement, plutôt que d'afficher une absence de faille qui se lirait comme un satisfecit. L'analyse de fin de support, elle, reste complète.

5. Audit Wi-Fi

Découverte réseau → Wi-Fi

Relevé de l'environnement radio depuis l'emplacement du poste : de quoi objectiver une plainte de couverture ou choisir un canal avant une installation.

  • Réseaux détectés : nom du réseau, identifiant de la borne, puissance du signal, canal, bande — 2,4 GHz, 5 GHz ou 6 GHz —, norme radio et protocole de sécurité employé.
  • Découverte forcée : l'analyse déclenche un balayage matériel réel, y compris lorsque le poste est déjà associé à un réseau, là où un relevé passif se contenterait du cache du système.
  • Interface active : état complet de l'adaptateur connecté — réseau associé, borne, canal, débits de réception et d'émission, qualité du signal.
  • Occupation des canaux : nombre de points d'accès par canal et par bande, sous forme de graphique.
  • Diagnostic d'encombrement : le canal le plus saturé est signalé et une alternative moins chargée est proposée.
  • Filtres : recherche par nom de réseau et restriction à une bande de fréquence.

6. Ping monitor

Découverte réseau → Ping monitor

Surveillance de disponibilité sur la durée, pensée pour documenter une coupure intermittente que personne n'arrive à reproduire à la demande.

  • Cibles multiples : nombre illimité d'adresses ou de noms d'hôtes ; une cible ajoutée en cours de surveillance démarre immédiatement.
  • Indicateurs de tête : hôtes surveillés, en ligne, hors ligne et latence moyenne, recalculés en continu — la moyenne ne retient que les hôtes qui répondent, pour ne pas être faussée par les machines éteintes.
  • Métriques par hôte : requêtes envoyées, réussites, échecs, taux d'échec, échecs consécutifs et maximum atteint, latence instantanée et moyenne.
  • Journal par hôte : chaque cible dispose de son propre fichier de journal, ouvrable d'un clic.
  • Détail de l'hôte : système et constructeur de la machine surveillée lorsqu'ils sont connus.
  • Poursuite en arrière-plan : la surveillance continue pendant que vous travaillez dans un autre module.
Rapport de surveillance. L'export reprend la courbe de latence de chaque hôte, une synthèse globale des paquets envoyés, reçus et perdus, des alertes automatiques sur les taux de perte et les latences anormales, et le relevé horodaté de chaque coupure — début, fin, durée, nombre de requêtes perdues.

7. Débit réseau

Diagnostics → Débit réseau

Mesure du débit réel en lecture et en écriture vers un partage réseau ou un disque local : l'outil à sortir quand « le serveur de fichiers est lent ».

  • Deux profils de test : petits fichiers et gros fichiers, activables indépendamment, avec une taille configurable pour chacun. Les petits fichiers révèlent la latence du protocole, les gros la bande passante réelle.
  • Indicateurs en direct : lecture moyenne, écriture moyenne, débit de crête et progression, mis à jour à chaque point de mesure.
  • Courbes : écriture et lecture tracées séparément, avec leur moyenne, et adaptées au thème clair ou sombre.
  • Vérification de la destination : le chemin est testé en écriture avant de démarrer, et un chemin local est signalé comme tel pour éviter de croire mesurer le réseau.
  • Empreinte mémoire nulle : les données de test sont générées à la volée et écrites en flux, sans jamais charger un fichier entier en mémoire.
  • Journaux détaillés : le relevé ligne par ligne de chaque test est consultable et copiable.
  • Historique : les tests terminés sont archivés et rechargeables intégralement — courbes et journaux compris — pour comparer un avant et un après.
  • Interruption immédiate : le test s'arrête proprement à tout moment.

8. Débit Internet

Diagnostics → Débit internet

Mesure de la bande passante réellement disponible vers Internet, à partir du client de mesure officiel d'Ookla, pour un résultat opposable à un opérateur.

  • Débits descendant et montant : affichés en direct sur deux jauges pendant la mesure.
  • Qualité de la liaison : latence et gigue mesurées en complément des débits.
  • Moyennes : débits moyens calculés sur l'ensemble de la mesure, à côté des valeurs instantanées.
  • Historique horodaté : chaque test est conservé avec sa date, ses débits, sa latence et sa gigue — de quoi documenter une dégradation dans le temps.
  • Contrôle : la mesure se lance et s'interrompt à la demande.

9. Traceroute

Diagnostics → Traceroute

Traceroute statistique, dans l'esprit des outils de type MTR : plusieurs sondes par saut plutôt qu'une seule, ce qui permet de distinguer un saut réellement défaillant d'une simple variation.

  • Statistiques par saut : taux de perte, latence minimale, maximale et moyenne, gigue — le nombre de sondes par saut est configurable.
  • Identification des sauts : nom inverse, opérateur, pays et ville de chaque routeur traversé.
  • Lecture visuelle : une barre de latence colorée par saut rend immédiatement visible l'endroit où le temps de réponse décroche.
  • Mode continu : la mesure boucle pour observer l'évolution du chemin et repérer une instabilité passagère.
  • Choix du protocole : IPv4 ou IPv6 forçable, avec des cibles favorites accessibles en un clic.
  • Historique : les mesures précédentes sont stockées et rechargeables pour comparaison.

10. Outils réseau

Diagnostics → Outils réseau

Six utilitaires réunis sous un même onglet, pour éviter le va-et-vient entre services en ligne et lignes de commande. Les recherches effectuées sont mémorisées et réutilisables, et leur historique peut être vidé d'un bouton.

Calculateur IP

À partir d'une adresse et d'un préfixe : masque décimal, adresse réseau, adresse de diffusion, première et dernière adresse utilisable, nombre maximal d'hôtes, et décomposition binaire des octets.

DNS Lookup et WHOIS de domaine

Interrogation de tous les types d'enregistrements courants — A, AAAA, CNAME, MX, TXT, NS et autres — présentés dans un tableau, et consultation des informations d'enregistrement d'un nom de domaine.

WHOIS IP et géolocalisation

Pour une adresse publique : nom inverse, opérateur, ville, région, pays, coordonnées et fuseau horaire, avec une carte intégrée. Si le composant de rendu de carte n'est pas installé, des liens d'ouverture externe prennent le relais.

Diagnostic de messagerie

Contrôle de la configuration e-mail d'un domaine : serveurs de réception, enregistrement SPF, signature DKIM et politique DMARC. Chaque vérification affiche la valeur publiée dans le DNS, un statut — conforme, avertissement ou erreur — et la recommandation associée, avec un décompte en tête et un rapport exportable.

Détection d'usurpation ARP

Analyse de la table de correspondance locale à la recherche d'incohérences : une même adresse physique revendiquant plusieurs adresses IP, ou l'inverse. Le statut de sécurité est affiché en clair, avec le détail des conflits et la table complète.

Wake-on-LAN

Réveil à distance des machines compatibles. Sur un serveur DHCP Windows, la liste des baux actifs peut être récupérée automatiquement, avec résolution du nom de chaque client. Le réveil s'effectue machine par machine ou sur l'ensemble de la liste, et un bouton dédié est également disponible directement dans l'inventaire du scan réseau.

11. Audit de sécurité Active Directory

Active Directory → Audit AD

Analyse en lecture seule de la surface d'attaque de l'annuaire, dans l'esprit des outils de référence du domaine. L'audit est déclenché manuellement et n'écrit rien dans Active Directory.

Sept domaines de risque

  • Structure du domaine : niveaux fonctionnels, contrôleurs de domaine, organisation des unités.
  • Comptes à risque : mots de passe n'expirant jamais, comptes administrateurs et ordinateurs inactifs, appartenances privilégiées.
  • Politiques de sécurité : stratégies de groupe non liées, réglages de mot de passe et de verrouillage.
  • Protocoles obsolètes : authentification héritée, partage de fichiers de première génération, algorithmes de chiffrement dépassés.
  • Délégations Kerberos : délégations non contraintes et configurations permissives.
  • Chemins d'attaque : droits d'accès permettant une élévation de privilèges vers le domaine.
  • Hygiène générale : corbeille de l'annuaire, groupes de protection des comptes sensibles, objets orphelins.

Notation et suivi

  • Score par maillon faible : la note globale retient le plus mauvais sous-score plutôt qu'une moyenne, pour qu'un domaine gravement exposé ne soit pas dilué par six domaines corrects.
  • Constats détaillés : chaque écart est classé par sévérité et par domaine, avec les objets concernés et la remédiation attendue.
  • Historique : chaque exécution est archivée localement ; un audit passé peut être rouvert et son rapport régénéré à tout moment.
  • Report au tableau de bord : le score et le nombre de constats du dernier audit alimentent la tuile correspondante de la page d'accueil.

Audits complémentaires

Le même onglet héberge trois contrôles ciblés, chacun produisant son propre rapport : la couverture du déploiement de Windows LAPS, la couverture de la sauvegarde des clés de récupération BitLocker dans l'annuaire, et la conformité de la politique de mot de passe du domaine assortie d'une évaluation de la qualité des mots de passe existants.

12. Stratégies de groupe

Active Directory → GPO

Le pendant correctif de l'audit : sept générateurs de stratégies de groupe qui créent, configurent, appliquent ou retirent une GPO sur les unités d'organisation choisies. Chaque opération est tracée dans un journal d'exécution, et une GPO déployée peut être supprimée par le même écran.

Gestion à distance

Active la gestion à distance de Windows sur les machines du domaine et ouvre les ports nécessaires dans le pare-feu — c'est le prérequis du diagnostic Windows décrit à la rubrique 3.

Windows Update

Déploie et configure la politique de mises à jour du parc au niveau du domaine.

Windows LAPS

Accompagne pas à pas la mise en place de la gestion du mot de passe administrateur local : extension du schéma de l'annuaire, attribution des permissions aux ordinateurs de l'unité ciblée, puis génération de la stratégie avec longueur, complexité et durée de validité paramétrables. Le mot de passe en cours d'une machine se lit ensuite directement depuis l'application.

BitLocker

Active le chiffrement sur les postes clients d'une unité d'organisation et sauvegarde automatiquement les clés de récupération dans l'annuaire. Les paramètres de chiffrement sont préréglés sur des valeurs robustes. Deux garde-fous sont câblés : le déploiement sur des serveurs ou des contrôleurs de domaine est bloqué, et la sélection de la racine du domaine désactive le bouton de création.

Retrait de NTLM v1

Refuse l'authentification héritée au niveau du domaine, avec un mode audit préalable permettant d'identifier les applications encore dépendantes, et une liste d'exceptions pour les serveurs qui ne peuvent pas encore migrer. Cette stratégie se lie à la racine du domaine et s'applique donc partout, contrôleurs compris : l'écran le rappelle explicitement.

Politique de mot de passe

Modifie la politique de mot de passe et de verrouillage des comptes du domaine — longueur minimale, complexité, âge minimal et maximal, historique conservé, seuil et durée de verrouillage. Les autres paramètres de la stratégie par défaut sont préservés.

Durcissement de sécurité

Applique un socle de mesures : désactivation du partage de fichiers de première génération et de la résolution de noms multicast, audit avancé des connexions, des changements de politique et des créations de processus, verrouillage de session sur inactivité, augmentation de la taille du journal de sécurité, limitation des identifiants mis en cache et déploiement d'un agent de journalisation d'événements système. Les contrôleurs de domaine sont exclus d'office.

Droits requis. Les opérations sur l'annuaire et les stratégies de groupe exigent une console lancée en administrateur, avec un compte disposant des délégations adéquates. L'application détecte l'absence de privilèges, l'annonce avant toute action et propose de redémarrer avec les droits nécessaires.

13. Audit de tenant Microsoft 365

Microsoft 365 → Audit 365

Évaluation de la posture de sécurité et de conformité d'un tenant Microsoft 365, en lecture seule, à partir de référentiels publics reconnus et des indicateurs natifs de Microsoft.

Connexion au tenant

  • Code d'appareil : l'authentification passe par un code à usage unique affiché à l'écran, sans saisie de mot de passe dans l'application.
  • Session isolée : un bouton ouvre le navigateur en navigation privée, et la session d'audit est totalement décorrélée de la session Windows du poste et de l'identité cloud active. Auditer le tenant d'un client depuis son propre poste n'entraîne donc aucun mélange d'identités.
  • Prérequis légers : deux modules d'administration Microsoft standard suffisent ; aucune application n'est à enregistrer dans le tenant.

Périmètre évalué

L'audit combine deux niveaux d'analyse, que vous choisissez selon le temps dont vous disposez.

  • Contrôles natifs, toujours exécutés : journal d'audit unifié, protections Defender de la messagerie, réglages de partage externe SharePoint et Teams, enregistrements SPF, DKIM et DMARC des domaines du tenant, et le Secure Score de Microsoft avec sa liste de recommandations.
  • Outils de référence, activables en option : trois outils d'audit publics reconnus peuvent être réellement installés puis exécutés, en lecture seule, ce qui élargit nettement le périmètre — identité et accès conditionnel, authentification héritée, protections de messagerie approfondies, configuration détaillée de la collaboration.
  • Coût assumé : ces trois outils sont désactivés par défaut. Ils allongent sensiblement la durée de l'audit et reposent sur leurs propres modules PowerShell, qu'un bouton de vérification des prérequis installe au besoin. Activez-les pour un audit approfondi, laissez-les de côté pour un premier état des lieux rapide.
  • Constats fidèles à leur source : chaque constat porte le libellé et la sévérité de l'outil qui l'a réellement produit, sans réécriture ni harmonisation de façade.

Inventaires collectés

Au-delà des constats de sécurité, l'audit dresse l'inventaire des licences attribuées et disponibles, des comptes utilisateurs, des boîtes aux lettres et de leur volumétrie, des espaces de stockage personnels, des sites collaboratifs et des équipes.

Ce qui n'a pas pu être mesuré est signalé comme tel. Les limitations de collecte, les contrôles non évaluables faute de licence ou de droits, et les réglages éventuellement modifiés sur le tenant pendant l'audit occupent leur propre section, en tête du rapport. Une valeur manquante n'est jamais convertie en zéro, et un contrôle n'apparaît que si l'outil chargé de l'évaluer a réellement tourné : un test non effectué ne produit aucun résultat, ni conforme ni non conforme. Une absence de mesure ne doit pas se lire comme une absence de problème.

Historique

Chaque audit est archivé localement, par domaine et par date. Un audit passé peut être rechargé, consulté, réexporté ou supprimé.

14. Rapports et exports

Menu Export, et bouton de rapport dans chaque module

Deux formats couvrent l'ensemble des besoins : une page HTML autonome, destinée à être lue et transmise telle quelle, et un classeur Excel, destiné à être retravaillé.

Rapport HTML

  • Un seul fichier : styles, images et graphiques sont intégrés au document. Il s'ouvre dans n'importe quel navigateur, sans accès réseau, et s'envoie par courriel sans dépendance manquante.
  • Structure de lecture : sommaire ancré, constats classés par sévérité, indicateurs de synthèse en tête et feuille de style d'impression évitant les coupures au milieu d'un bloc.

Classeur Excel

  • Une feuille par thème : synthèse en page de garde, puis inventaires détaillés selon le module — hôtes, vulnérabilités, logiciels, partages, licences, comptes, boîtes aux lettres, sites, équipes.
  • Données exploitables : lignes d'en-tête figées, filtres automatiques et valeurs typées, pour permettre vos propres tris et tableaux croisés.
  • Mise en forme utile : les échéances et les sévérités sont colorées selon leur criticité, pas pour décorer.

Rapport consolidé

Le menu Export permet de regrouper plusieurs modules dans un document unique : scan réseau, Wi-Fi, surveillance de disponibilité, débits réseau et Internet, traceroute, interrogations DNS et WHOIS, détection d'usurpation ARP, diagnostic de messagerie, audits Active Directory, LAPS, BitLocker, mots de passe et Microsoft 365. Vous choisissez le format, puis cochez les sections à inclure ; celles pour lesquelles aucune donnée n'a été collectée sont signalées plutôt que produites vides.

Rapports par module

Chaque module conserve par ailleurs son propre bouton de rapport, pour produire un livrable ciblé : relevé de surveillance, mesure de débit, traceroute, audit Active Directory, audit LAPS, audit BitLocker, audit de mots de passe ou audit Microsoft 365.

Prérequis

Composant Recommandation
Système d'exploitation Windows 10 ou 11, ou Windows Server 2016 et ultérieur (64 bits)
Environnement d'exécution Microsoft .NET 10, fourni avec le programme d'installation
Composant de rendu web Edge WebView2, recommandé pour la carte de géolocalisation
Droits sur le poste Administrateur local recommandé ; requis pour les opérations Active Directory et les stratégies de groupe
Réseau Aucun accès Internet nécessaire pour l'analyse locale ; requis pour la veille des vulnérabilités, la géolocalisation, la mesure de débit Internet et l'audit Microsoft 365
Audit Microsoft 365 PowerShell 7 et un compte disposant des droits de lecture sur le tenant

Licence et activation

L'application requiert une clé de licence au premier lancement. Chaque abonnement autorise 3 postes, et un poste activé fonctionne ensuite 30 jours sans connexion Internet — reconnectez-le une fois par mois pour prolonger automatiquement cette autonomie.

Les résultats d'audit ne quittent jamais votre poste. Les seuls échanges liés à la licence sont la validation de la clé et un identifiant anonyme de machine — jamais le contenu de vos audits.

Ce logiciel est distribué sous licence propriétaire. Toute modification, redistribution, publication ou intégration dans un produit tiers est interdite sans accord écrit de l'auteur.

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